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Samedi : levés 5h, partis 5h30 ! La neige, ça se mérite. Et pour être sur d'arriver dans de bonnes conditions, nous avons choisi l'option "train + bus". Départ 7h42 de Paris, arrivée 12h05 à
Modane. Et le bus nous dépose à Lanslebourg à 13h15. Facile, pas d'énervement, pas de bouchon… Simplement à supporter un abominable bambin dans le train… Mais je vous dirai un autre jour ce que
je pense de l'autorité parentale, et surtout de ses défaillances…
Lanslebourg ! Identique à elle-même, cette petite station familiale des Alpes a peu changé depuis 10 ans que nous la fréquentons maintenant. Prise en compte du logement, puis achat
des forfaits, puis location des skis et du surf, avec un brin d'organisation, à 15h nous sommes prêts pour notre premier contact avec le domaine. Et cette année, nous avons la bonne surprise de
voir que le domaine de Valcenis (Lanslevillard et Lanslebourg) a été raccordé avec le domaine de Termignon. Bonne nouvelle, ça nous fera de nouvelles pistes à tester. Mauvaise nouvelle, ça a fait
augmenter le forfait (144 € hors assurance, 159 € avec assurance, dont 3 € de caution), mais bon, ça va dans le bon sens. Et pour l'achat de notre forfait 6 jours (dimanche à vendredi), nous
avons droit à l'après-midi du samedi gratuit.
Donc nous voilà tout équipé pour faire notre début sur le tapis neigeux. Juste 2 heures, histoire de reprendre un peu ses marques et retrouver les sensations et reflexes salutaires.
Dimanche : réveil tardif, et nous revoilà sur les pistes. Ben, c'est sympa, et comme les gros niais que nous sommes, nous n'avons pas mis de crème solaire et nous rentrons rouges
comme des poivrons (rouges), avec un bon coup de soleil. C'est qu'il a fait un soleil superbe toute la journée. Nous avons même vu un abominable surfeur des neiges s'élancer torse nu sur les
pistes… Enfin, c'est un surfeur, donc on l'excuse, on sait qu'ils ne sont pas tout à fait comme tout le monde (sauf le surfeur de notre petit groupe bien sûr ! J)… Et pour le soir, crêpes, miam.
Lundi : toujours un magnifique soleil, et de la bonne neige. Tout va bien en somme ! Et pour le soir, raclette ! On fait dans le local.
Mardi :
toujours un magnifique soleil, et de la bonne neige. Tout va bien.
Mercredi : toujours un magnifique soleil, etc…
Jeudi :
toujours … soleil, etc… Ce midi, c'est déjeuner sur les pistes : une tarte salée sur salade pour l'un, et une tartine de reblochon et lardons pour l'autre. Et pour le soir, crêpes, pour voir si
elles sont aussi bonnes que celles du lundi. Et bien non, elles sont encore mieux.
Vendredi : toujours … soleil … et bien non ! Pour me faire mentir, un gros nuage s'est planté sur la montagne. Nous faisons une première sortie sur les pistes de Termignon, sur un versant hors d'atteinte du nuage et encore exposé au soleil. Un tour de chauffe, tranquille. Puis nous montons vers le sommet, invisible vu d'en bas car complètement dans le nuage. Le vent a tout son temps pour nous geler sur le télésiège qui prend tout son temps pour nous monter à 2800 mètres. Les flocons de neige gelée nous fouettent le visage, enfin les espaces du visage non couverts par le bonnet (qui descend sur les oreilles, autrement il n'y aura plus qu'à les décrocher pour les faire dégeler sur le radiateur), les lunettes, l'écharpe en cache-nez, le col montant du manteau… Il ne reste plus grand-chose à l'air libre, mais c'est déjà bien suffisant ! Puis nous nous élançons sur la piste … gelée elle aussi. Le vent a fait son œuvre, et ça donne l'impression d'être sur un glacier bien pentu. Moralité, pour les petites natures que nous sommes, une descente comme celle là nous suffira, surtout que c'est bien physique de glisser et tourner sur la glace. Du coup, il est tôt ! Plus qu'à rendre le matériel, et se faire un après-midi lecture, au chaud ! Mais il ne faut pas oublier de faire quelques courses pour prolonger les vacances une fois rentrés. Et quel meilleur moyen qu'en se ramenant un bon morceau de Beaufort local, et quelques saucissons…
Samedi : levés 8h, petit-déjeuner œufs brouillés, lards poêlé. Puis nettoyage de l'appartement, et nous voilà à la porte à 9h, pour un départ du bus à 10h ! Alors nous nous attardons à une terrasse, pour un petit café, au soleil. Oublié le nuage de la veille. Et l'échéance arrive : bus, trains, métro, bus, voiture… et enfin la maison.
Que du bon dans ce
concert, au Zénith de Paris.
D'abord avec une première partie surprenante et très rafraichissante, menée tambour battant par la dynamique Charlotte Marin. De l'humour, de la
chanson… très sympa.
De gueules au lion couronné d'or tenant dans ses pattes une hache d'argent, emmanchée du
second.
L'éplucheur-évideur-trancheur
Mais si le geste est sur et adroit, il n'y a plus qu'à entamer un lent mouvement rotatif au moyen de la manivelle prévue à cet effet, et, sourire
aux lèvres et cœur à l'ouvrage, observer benoitement la mécanique opérer. Alors, sous nos yeux écarquillés, la pomme entame son voyage, qui la mène sur le premier ustensile : l'éplucheur. Petit
plaisir simple que d'observer la naissance puis l'étirement de ce long et fin ruban de peau qui laisse la pomme aussi pelée que le crane du chauve après la chute du dernier cheveu.
Mais à peine pelée, l'inexorable mécanique approche la pomme du couple infernal évideur-trancheur. Ainsi, sous l'œil jubilatoire du cuisiner triomphant,
le supplice de la pomme est consommé alors que les deux lames créent le cylindre-trognon et le serpentin charnu qui, pour l'instant, conserve l'apparence d'une pomme. Si tôt récupéré, si tôt
tranché. Coupée en son diamètre, la pomme-serpentin livre son secret : les tranches de pommes, toutes prêtes à être réparties sur le fond de pate !
Et là, le mystère se fait jour. Ma niaiserie culinaire me navre alors que je constate que depuis des années je m'évertue à faire des tranches de pomme dans le
sens vertical, reproduisant l'imbécile vecteur de la pesanteur universelle allant du haut vers le bas, alors qu'en 30 secondes je viens de fabriquer des tranches de pommes dans l'horizontalité du
fruit !
De gueules au lion d'or armé et lampassé de sinople, coiffé d'une couronne
fermée d'or.