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Et quand, charmante Élise, a-t-on vu s’il vous plaît,
Qu’on cherche auprès des grands que son propre intérêt ?
Qu’un parfait courtisan veuille charger leur suite,
D’un censeur des défauts qu’on trouve en leur conduite ;
Et s’aille inquiéter si son discours leur nuit,
Pourvu que sa fortune en tire quelque fruit ?
Tout ce qu’on fait ne va qu’à se mettre en leur grâce
Par la plus courte voie, on y cherche une place ;
Et les plus prompts moyens de gagner leur faveur,
C’est de flatter toujours le faible de leur cœur :
D’applaudir en aveugle à ce qu’ils veulent faire,
Et n’appuyer jamais ce qui peut leur déplaire ;
C’est là le vrai secret d’être bien auprès d’eux,
Les utiles conseils font passer pour fâcheux,
Et vous laissent toujours hors de la confidence,
Où vous jette d’abord l’adroite complaisance.
Enfin on voit partout que l’art des courtisans
Ne tend qu’à profiter des faiblesses des grands ;
À nourrir leurs erreurs, et jamais dans leur âme,
Ne porter les avis des choses qu’on y blâme.
Dom Garcie de Navarre, Molière
(Dom Lope, acte II, scène 1)
Une bougie pour son premier mois (23 décembre)
Un petit lit dans une petite chambre
Un petit gars dans un petit lit
Sans employer la langue, il est des interprètes
Un cœur ne peut jamais outrager quand
il
Armes de la principauté d'Andorre

