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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 16:19

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Albert II, roi des Belges (de Belgique)

 

Belgique-AlbertII

  

nom du souverain :

Albert II

titre :

roi des Belges

date naissance :

6 juin 1934 (château du Stuyvenberg, Laeken, Belgique) 

date accession :

9 août 1993

nom dynastie :

Saxe-Cobourg-Gotha

parents :

Léopold III et Astrid de Suède

date mariage :

2 juillet 1959

nom conjoint :

Paola Ruffo di Calabria

date naissance conjoint :

11 septembre 1937 (Forte dei Marmi, Italie)

 

 

 

  

Second fils du roi Léopold III et de la reine Astrid, le prince Albert, né en 1934, n'est pas destiné à régner en principe. Dès 1935, il est privé de sa mère suite au décès de la reine Astrid. Son enfance et son adolescence connaissent une suite de catastrophes. Lors de la IIème Guerre mondiale, après le débarquement de Normandie, la famille royale belge, enfants compris, est "déplacée" tout d'abord en Allemagne, puis en Autriche. C'est là que les Américains libèrent les otages du régime nazi agonissant, le 7 mai 1945. Cependant, ce n'est pas un retour en Belgique, mais un départ pour l'exil, jusqu'en 1950 et la solution de la "question royale". Léopold III ne peut alors plus se maintenir, et son fils ainé devient le roi Beaudoin Ier (1951). Et Albert, de fils de roi passe au statut de frère de roi…

 

Il effectue ensuite une formation et carrière dans la marine. En parallèle, il participe à la vie officielle du pays et à diverses instances :

- président du conseil général de la Caisse générale d'épargne et de retraite (CGER) 1954-1991,

- président de la Croix-Rouge de Belgique,

- sénateur de droit,

- président d'honneur du Comité olympique et interfédéral belge (COIB),

- présidence d'honneur de l'Office belge du commerce extérieur,

- et d'autres…

 

Le 2 juillet 1959, il épouse à Bruxelles Paola Ruffo di Calabria, issue d'une famille princière italienne. Le couple a 3 enfants :

- le prince Philippe, prince héritier et duc de Brabant (1960), marié en 1999 à Mathilde d'Udekem d'Acoz (1973), d'où 4 enfants : Elisabeth (2001), Gabriel (2003), Emmanuel (2005) et Eléonore (2008) ;

- la princesse Astrid (1962), mariée en 1984 à l'archiduc Lorenz de Habsbourg, chef de la branche des Habsbourg-Est et de la maison ducale de Modène, d'où 5 enfants : Amadeo (1986), Maria Laura (1988), Joachim (1991), Luisa Maria (1995) et Laetitia Maria (2003) ;

- le prince Laurent (1963), marié en 2003 à Claire Coombs (1974), d'où 3 enfants : Louise (2004), et les jumeaux Nicolas (2005) et Aymeric (2005).

 

Le décès du roi Baudouin Ier, en 1993, sans descendance directe, fait de lui le roi Albert II.

 

Depuis l'entrée en vigueur de la constitution de 1994, le roi règne sur un Etat fédéral. Pour autant, il prône l'unité du pays et dénonce régulièrement toutes les formes de séparatisme. Pendant la crise politique de 2010-2011 (541 jours sans gouvernement…), l'institution royale et la personne même du roi montrent toute leur utilité et leur solidité. Face à la division des hommes, le roi reste le rempart de l'unité du pays.

 

Albert II déclare le 3 juillet 2013 son intention d'abdiquer en faveur du prince Philippe.

 

« Je constate que mon âge et ma santé ne me permettent plus d'exercer ma fonction comme je le voudrais. Ce serait manquer à mes devoirs et à ma conception de la fonction royale que de vouloir me maintenir en exercice à tout prix. Sans être en mesure d'assumer pleinement mon rôle, c'est une question élémentaire de respect envers les institutions et envers vous, chers concitoyens. Après vingt ans de règne, j'estime donc que le moment est venu de passer le flambeau à la génération suivante. Je constate que le prince Philippe est bien préparé pour me succéder. »

 

Le jour de la fête nationale, le 21 juillet 2013, verra le départ d'Albert II et l'intronisation du roi Philippe.

 

Les dix premiers successibles avant l'abdication d'Albert II :

 

1-    le prince Philippe de Belgique, duc de Brabant (1960), épouse en 1999 Mathilde d'Udekem d'Acoz (1973) ;

2-    la princesse Elisabeth de Belgique (2001), fille du prince Philippe et de Mathilde ;

3-    le prince Gabriel de Belgique (2003), fils du prince Philippe et de Mathilde;

4-    le prince Emmanuel de Belgique (2005), fils du prince Philippe et de Mathilde:

5-    la princesse Eléonore de Belgique (2008), fille du prince Philippe et de Mathilde;

6-    la princesse Astrid de Belgique (1962), épouse en 1984 l'archiduc Lorenz de Habsbourg ;

7-    le prince Amadeo de Belgique (1986), archiduc d'Autriche, fils de la princesse Astrid et de l'archiduc Lorenz ;

8-    la princesse Maria Laura de Belgique (1988), archiduchesse d'Autriche, fille de la princesse Astrid et de l'archiduc Lorenz ;

9-    le prince Joachim de Belgique (1991), archiduc d'Autriche, fils de la princesse Astrid et de l'archiduc Lorenz ;

10-  la princesse Luisa Maria de Belgique (1995), archiduchesse d'Autriche, fils de la princesse Astrid et de l'archiduc Lorenz ;

 

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Pour les articles concernant d'autres personnages, voir : http://yolio.over-blog.com/article-les-portraits-royaux-nouvelle-serie-historique-106662530.html

 

Pour découvrir les portraits des souverains du monde, voir : http://souverainsdumonde.over-blog.com

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 20:42

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Puren, empereur de Chine, petit frère du dernier empereur

 

Chine-Puren

 

nom du souverain :

Puren (To Lo Pei Lê, P'u-chen),

devenu Jin Youzhi (Chin Yü-chih) (金友之) 

titre :

Empereur de Chine

date naissance :

17 août 1918

date accession :

28 février 1994

nom dynastie :

Aixinjueluo

parents :

Prince Zaifeng (Tsai-fêng), prince Chun, et Denggiya

nom conjoint :

Chang Mao-ying

date naissance conjoint :

?

date mariage :

?

 

 

Le prince Puren nait en 1918, dans une Chine déjà républicaine, mais, dans les faits, livrée à l'anarchie des "Seigneurs de la Guerre". En tant que plus jeune fils du prince Zaifeng, il est arrière-petit-fils de l'empereur Daoguang, et surtout le plus jeune frère de l'empereur Puyi, détrôné en 1912.

 

Puren ne vit pas à la Cité Interdite. Il grandit dans la maison de son père, le prince Zaifeng, dans Pekin. Il vient pour la première fois dans la Cité Interdite à l'âge de 5 ans, pour rendre visite à son frère, l'empereur détrôné Puyi. Les visites se renouvellent, mais après l'expulsion de Puyi de la Cité (1924), c'est dans la maison paternelle que l'ex-empereur trouve refuge avant que tout le monde déménage à Tianjin. Alors que Puyi se perd dans l'aventure de l'empire du Manchoukouo, Puren reste à Tianjin avec son père, puis ils regagnent Pékin.

 

Après l'instauration de la république populaire de Chine, il décide d'abandonner son nom manchou "Aisin Gioro" (en manchou "or"), et prend le nom de "Jin" (en chinois "or"). Il vend petit à petit les trésors qu'ils avaient pu sauver de la Cité Interdite... Pour éviter que l'Etat ne prenne le dernier palais où il habitait, il décide de le transformer en école, car une loi interdit à l'Etat de nationaliser les écoles… C'est ainsi que Puren devient instituteur et y enseigne jusqu'à ses 70 ans (1988). En 1949, il est tout de même contraint de vendre l'école à l'Etat…

 

Ruiné, il vit dans une maison de la banlieue de Pekin. Après sa libération (1959), son frère Puyi fréquente couramment son frère, ainsi que son autre frère Pujie. Sa famille est une fois de plus inquiétée, victime de la révolution culturelle (1966), mais de façon relativement "modérée", car Puren, tout comme l'était Zaifeng (mort en 1951), est sous la protection (relative) de Zhou Enlai.

 

Il sera marié deux fois, mais ses trois enfants sont issus du second mariage, avec Chang Mao-ying :

- le prince Jin Yuzhang (Chin Yü-chung), prince Ku Shan Pei Tzu (1943), épouse inconnue, d'où une fille : Jessica Jin (1977):

- le prince Jin Yu-lan (Chin Yü-lan), prince Chên Kuo Chiang Chün (1949)

- le prince Jin Yu-quan (Chin Yü-chüan), prince Chên Kuo Chiang Chün.

 

Après les décès de Puyi (1967), puis de son frère Pujie (1994), et étant le dernier fils survivant du prince Zaifeng, il devient le chef de la maison impériale de Chine. Aujourd'hui, simple instituteur retraité, il est connu en Chine sous le terme de "petit frère du dernier Empereur".

 

Les dix premiers successibles :

 

1-    le prince Jin Yuzhang (Chin Yü-chung), fils de Puren ;

2-    le prince Jin Yu-lan (Chin Yü-lan) (1949), fils de Puren ;

3-    le prince Jin Yu-quan (Chin Yü-chüan), fils de Puren ;

4-    le prince Puxi, fils du prince Zaitao (frère de Zaifeng), arrière-petit-fils de l'empereur Daoguang

5-    le prince Pushi, fils du prince Zaitao, arrière-petit-fils de l'empereur Daoguang

6-    le prince Hengzhen, fils du prince Yuyan, arrière-arrière-arrière-petit-fils de l'empereur Daoguang

7-    le prince Hengkai, fils du prince Yuyan, arrière-arrière-arrière-petit-fils de l'empereur Daoguang

8-    le prince Hengjun, fils du prince Yuyan, arrière-arrière-arrière-petit-fils de l'empereur Daoguang

9-    le prince Yuzhan, fils du prince Puwei, arrière-petit-fils de l'empereur Daoguang

10-  le prince Pu Yuli, fils du prince Puru, arrière-petit-fils de l'empereur Daoguang

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 22:00

 

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Siméon II, roi des Bulgares (de Bulgarie)

 

Bulgarie-SimeonII

 

nom du souverain :

Siméon II

(Симеон II) 

titre :

roi des Bulgares (de Bulgarie)

date naissance :

16 juin 1937 (Sofia, Bulgarie) 

date accession :

28 août 1943

nom dynastie :

Saxe-Cobourg-Gotha

(Sakskobourggotski, Сакскобургготски)

parents :

Boris III et Jeanne d'Italie (de Savoie)

nom conjoint :

Margarita Gómez-Acebo

date naissance conjoint :

6 janvier 1935 (Madrid, Espagne)

date mariage :

21 janvier 1962

 

Le prince Siméon nait en 1937 dans une époque troublée. Son père, le roi Boris III hésite dans ses alliances à la veille de la IIème Guerre mondiale… avant de rallier les puissances de l'Axe… C'est au retour d'une visite houleuse en Allemagne, à l'issue d'un entretien avec Hitler, que le roi Boris III décède subitement. Certains parleront de poison…

 

Cette tragédie fait du jeune prince le nouveau roi, et il devient, à l'âge de 6 ans, le roi Siméon II, sous la régence de son oncle le prince Cyril, prince de Preslav. Un coup d'Etat le 1er février 1945 aboutit à l'exécution du régent à la mise en place d'un gouvernement communiste, sous l'apparence préservée du régime monarchique. Mais un référendum organisé en 1946 abolit la monarchie et proclame la république populaire, ce qui entraîne la fuite de la famille royale.

 

L'exil du roi-enfant Siméon II passe par l'Egypte, et aboutit en Espagne. C'est là que le jeune Siméon fait des études de droit, devient homme d'affaire, et fonde une famille.

 

Il épouse en 1962 Margarita Gómez-Acebo, fille de Manuel Gómez-Acebo et cousine germaine de Luis Gómez-Acebo, duc de Badajoz, époux de l'infante María del Pilar, sœur aînée du roi Juan Carlos Ier d'Espagne. Siméon II n'ayant jamais abdiqué, elle est couramment appelée par le prédicat de reine.

 

Le couple a 5 enfants :

- le prince Kardam, prince héritier, prince de Tarnovo (né en 1962), marié à Miriam Ungría y López, d'où 2 fils : Boris (1997) et Beltrán (1999) ;

- le prince Kiril, prince de Preslav (né en 1964), marié Rosario Nadal y Fuster-Puigdorfila, d'où 3 enfants : Mafalda (1994), Olimpia (1995) et Tassilo (2002)

- le prince Kubrat, prince de Panagyurichté (né en 1965), marié à Carla Soledad Royo-Villanova y Urrestarazuk, d'où 3 fils : Mirko (1995), Lukás (1997) et Tirso (2002) ;

- le prince Konstantin-Asen, prince de Vidine (né en 1967), marié à María García de la Rasilla y Cortázar, d'où 2 enfants : Umberto (1999) et Sofía (1999)

- la princesse Kalina (née en 1972), mariée à Antonio Muñoz Valcárcel, d'où Simeón (2007)

 

La fin du régime communiste permet à Siméon II, après 50 ans d'exil, de revenir en Bulgarie en 1996, puis durablement à partir de 2001. Les désordres de la vie politique bulgare poussent l'ex-roi (toujours roi en titre car n'ayant jamais abdiqué) à fonder et prendre la présidence du Mouvement national Siméon II (NDSV).

 

Le NDSV connaît un net succès aux élections législatives de 2001, sans remporter cependant la majorité absolue (42,7 % des voix pour 120 députés). L'ex-roi est donc appelé à présider un gouvernement de coalition. Le 24 juillet 2001, sous le nom de Siméon Sakskobourggotski, il est nommé ministre-président (Premier ministre) par le président bulgare. Il ne se présente cependant pas à l'élection présidentielle de 2001… Lors des élections législatives de 2005, le NDSV marque un net retrait (19,9 % des voix pour 53 députés). Le parti socialiste prend donc la tête d'une nouvelle coalition associant le NDSV, et Siméon laisse la place de Premier ministre au nouveau vainqueur, prenant pour sa part la fonction de président du conseil de la coalition gouvernementale. Aux élections de 2009, le parti ne recueille que 3% des voix ce qui l'empêche d'être représenté au Parlement. L'ex-roi et ex-Premier ministre quitte alors toute activité politique.

 

 

Les dix premiers successibles :

 

1-    le prince Kardam de Bulgarie, prince de Tirnovo (1962), fils du roi Siméon II, épouse en 1996 Miriam de Ungria y Lopez (1963) ;

2-    le prince Boris de Bulgarie (1997), fils du prince Kardam ;

3-    le prince Beltran de Bulgarie (1999), fils du prince Kardam ;

4-    le prince Kyril de Bulgarie, prince de Preslaw (1964), fils du roi Siméon II, épouse en 1989 Rosario Nadal y Puigdorfila(1968) ;

5-    le prince Tassilo de Bulgarie (2002), fils du prince Kiril ;

6-    le prince Kubrat de Bulgarie, prince de Panagiurishte (1965), fils du roi Siméon II, épouse en 1993 Carla Royo-Villanova y Urrestarazy (1969) ;

7-    le prince Mirko de Bulgarie (1995), fils du prince Kubrat ;

8-    le prince Lucas de Bulgarie (1997), fils du prince Kubrat ;

9-    le prince Tirso de Bulgarie (2002), fils du prince Kubrat ;

10-  le prince Konstantin-Assen de Bulgarie, prince de VIDIN (1967), fils du roi Siméon II, épouse en 1994 Maria Garcia de la Rasilla y de Gortazar (1970)

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 23:10

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Béatrice Ière, reine des Pays-Bas


PaysBas-BeatriceI

 

Nom du souverain :

Beatrice Ière (Beatrix)

Titre :

reine des Pays-Bas

Date naissance :

31 janvier 1938 

Date accession :

30 avril 1980

Nom de la dynastie :

Orange-Nassau (Lippe-Biesterfeld)

Parents :

Bernhard de Lippe-Biesterfeld et Juliana Ière des Pays-Bas

Nom conjoint :

Claus von Amsberg

Date naissance conjoint :

6 septembre 1926

Décès du conjoint :

6 octobre 2002

Date mariage :

10 mars 1966

 

 

Née en 1938, la très jeune princesse Béatrice est deux fois princesse. Par sa mère, la reine Juliana, elle est princesse des Pays-Bas, et par son père Bernhard de Lippe-Biesterfeld, elle appartient également à la famille princière de Lippe (Allemagne), souveraine jusqu'en 1918.

 

En raison de l'invasion allemande en 1940, elle part avec ses parents (alors couple héritier) pour le Royaume-Uni (Londres), puis au Canada (Ottawa). Une première sœur, Irène, nait en 1939, une seconde sœur, Margriet, en 1943 et enfin une troisième sœur, Christina, en 1947. La famille rentre aux Pays-Bas en 1945.

 

Le 6 septembre 1948, sa grand-mère Wilhelmine Ière abdique en faveur de sa mère Juliana Ière, ce qui fait de Béatrice la nouvelle héritière du trône des Pays-Bas. La jeune princesse est diplômée en art et littérature antique (1956), et en droit (1961).

 

Elle fait la connaissance en 1962 d'un diplomate allemand de 12 ans son ainé, Claus von Amsberg, qu'elle épouse en 1965, après diverses controverses.

 

 

Le couple a 3 enfants, que des garçons :

- le prince Willem-Alexander (né en 1967), marié en 2002 à Máxima Zorreguieta (née en 1971), d'où 3 filles : Amalia (née en 2003), Alexia (née en 2005) et Ariane (née en 2007) :

- le prince Johan-Friso (né en 1968), marié en 2004 à Mabel Wisse Smit (née en 1968). Ce mariage n'ayant pas été approuvé par le Parlement, le prince a perdu ses droits à la couronne. Depuis un accident de ski en 2012, le prince est dans un coma de longue durée. Le couple à 2 filles : Luana (née en 2005) et Zaria (née en 2006) ;

- le prince Constantijn (né en 1969), marié en 2001 à Laurentien Brinkhorst (née en 1966), d'où 3 enfants : Eloise (née en 2002), Claus-Casimir (né en 2004) et Leonore (née en 2006).

 

Le 30 avril 1980, l'abdication de sa mère Juliana Ière permet à Béatrice de devenir la reine Béatrice Ière.

 

En 2002, le prince Claus décède, suivit en 2004 par la princesse (ex reine) Juliana et par le prince Bernhard.

 

Le jubilé d'argent, en 2005 est l'occasion de festivités dans tout le pays, et d'une tournée dans toutes les provinces des Pays-Bas et de l'outre-mer néerlandais.

 

Béatrice Ière a annoncé son intention d'abdiquer. Pour cela, elle choisit la date anniversaire de son début de règne, le 30 avril, qui est aussi le Jour de la Reine. Son fils ainé, le prince Guillaume-Alexandre (Willem-Alexander) sera donc appelé à lui succéder. Elle sera par la suite appelée "Son Altesse royale la princesse Beatrix des Pays-Bas, princesse d'Orange-Nassau".

 

 

Les dix premiers successibles avant l'abdication de Béatrice Ière :

 

1-   le prince Guillaume-Alexandre d'Orange-Nassau (1967), fils de la reine Béatrice Ière, épouse (2002)  Máxima Zorreguieta (1971) ;

2-    la princesse Catharina-Amalia d'Orange-Nassau (2003), fille du prince Guillaume-Alexandre ;

3-    la princesse Alexia d'Orange-Nassau (2005), fille du prince Guillaume-Alexandre ;

4-    la princesse Ariane d'Orange-Nassau (2007), fille du prince Guillaume-Alexandre ;

5-  le prince Constantijn d'Orange-Nassau (1969), fils de la reine Béatrice Ière, épouse (2001) Laurentien Brinkhorst (1966) ;

6-    la princesse Eloise d'Orange-Nassau (2002), fille du prince Constantijn ;

7-    le prince Claus-Casimir d'Orange-Nassau (2004), fils du prince Constantijn ;

8-    la princesse Leonore d'Orange-Nassau (2006), fille du prince Constantijn ;

9-   la princesse Margriet d'Orange-Nassau et de Lippe-Biesterfeld (1943), fille de la reine Juliana Ière, mariée (1967) à Pieter van Vollenhoven (1939)

10-  le prince Maurits van Vollenhoven (1968), fils de la princesse Margriet, épouse (1998) Marilene van den Broek (1970)

  

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 14:40

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Benoit XVI, Pape et souverain de la cité du Vatican

 

Vatican-BenoitXVI

nom du souverain :

Benoit XVI

(né Joseph Alois Ratzinger)

titres :

Pape Souverain pontife de l'Église universelle (Pontifex maximus)

Souverain de la cite du Vatican (Princeps sui iuris civitatis Vaticanae) 

 

Mais également :

Évêque de Rome (Urbis episcopus)

Vicaire de Jésus-Christ (Vicarius Christi)

Chef suprême de l'Église (Caput universalis ecclesiae)

Primat d'Italie (Primatus Italiae)

Archevêque métropolite de la Province romaine (Archiepiscopus ac metropolitanus provinciae ecclesiasticae Romanae)

Serviteur des serviteurs de Dieu (Servus servorum Dei)

Patriarche d'Occident (Patriarcha Occidentis)

date naissance :

16 avril 1927

date accession :

19 avril 2005, intronisé 24 avril 2005

nom dynastie :

/

parents :

Joseph Ratzinger et Maria Peintner

nom conjoint :

/

date naissance conjoint :

/

date mariage :

/

 

 Le 265ème Pape aura été un vrai pape "surprise".

 

La première surprise, c'est son élection. A la disparition de Jean-Paul II, ce cardinal plutôt discret, vrai théologien, est choisi par ses pairs. Ce n'était pas le favori, ce n'était pas le plus populaire, sa nationalité allemande n'était pas un avantage (le dernier pape allemand étant Victor II, mort en 1057)… Et pourtant, c'est lui que les cardinaux décident d'élever au trône pontifical, en remplacement du médiatique et charismatique Jean-Paul II.

 

La deuxième surprise, c'est sa réussite. Le monde sceptique a finalement adopté ce pape, qui s'est révélé plus habile et conciliant que certains voulaient le présenter. Ça ne veut pas dire qu'il a fait tout ce que "l'opinion publique" aurait voulu en terme de réforme dogmatique, mais il ne faut pas non plus demander à un pape de décrocher la lune ! L'Eglise catholique est une vieille dame que personne ne pourra réformer en quelques mois seulement ! Cela prendra des années, et même des pontificats entiers.

 

Et enfin, sa troisième surprise, cela aura été l'annonce de sa démission (renonciation), pour le 28 février 2013 ! Personne n'a encore vécu cet évènement. Normal, le dernier pape à avoir régulièrement démissionné, fut Grégoire XII en 1415. Alors il n'y a plus personne pour témoigner de l'évènement ! Depuis, tous les papes ont eu une conception très viagère de leur charge… On peut donc saluer une certaine modernité de fonctionnement, surtout quand on voit que d'autres chefs d'Etat mettent tout en œuvre pour se maintenir à des âges très avancés, et dans des états physiques ou intellectuels très discutables…

 

Pour ce qui est de Benoit XVI, c'est le 29 juin 1951, que Joseph Alois Ratzinger est ordonné prêtre à Freising, en même temps que son frère. Il est l'auteur d'une thèse de doctorat en 1953 relative à "la maison de Dieu dans la doctrine ecclésiale de Saint Augustin", tout un programme… Il est ensuite maître de conférences à Munich.

 

En 1972, il participe à l’élaboration d’une nouvelle revue théologique à thématique culturelle, en collaboration avec d'autres auteurs et théologiens. En 1977, il est nommé archevêque de Munich par Paul VI, avant d'être nommé cardinal un mois plus tard. Puis en 1981, Jean-Paul II le nomme préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi. Enfin, en 2005, il est élu pape pour succéder à Jean-Paul II.

 

Le nouveau pape prend le nom de Benoit, en hommage à Benoit XV, le pape régnant pendant la Ière Guerre mondiale, ainsi qu'à saint Benoit, fondateur de l'ordre des bénédictins et patron de l'Europe.

 

Son pontificat n'aura donc duré que 8 ans, ce qui est relativement faible pour un pape contemporain. N'avait-il pas été qualifié, lors de son élection, de "pape de transition" après le long et brillant pontificat de Jean-Paul II.

 

Celui qui va donc redevenir le simple prêtre (ou moine) Ratzinger, tout en gardant tout de même l'appellation de "pape émérite", a décidé de se fixer au monastère "Mater Ecclesiae", qui se trouve à l'intérieur de la cité du Vatican, et qui est une communauté religieuse de vie contemplative. Et oui, le problème, c'est que personne n'a prévu de maison de retraite pour anciens papes… Et s'il ne restait pas dans l'enceinte du Vatican, où pourrait-il passer le reste de son existence ? Peut-on reprendre une nationalité après avoir été pape ? Et dans quel pays se retirer ? Il semble que la voie la plus sage soit bien celle de rester au Vatican, dans un petit monastère tout neuf, ouvert depuis 1994 et encore en cours d'aménagement.

 

Le conclave devrait donc s'ouvrir mi-mars, pour l'élection d'un nouveau pape… Mais comment va-t-il s'appeler celui là ? On prend les paris ?

 

 

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 14:57

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Elisabeth II, reine d'Australie

 

  Australie1-ElisabethII

 

Nom du souverain :

Elisabeth II

Titre :

reine d'Australie

(Her Majesty Elizabeth the Second, by the Grace of God, Queen of Australia and Her other Realms and Territories, Head of the Commonwealth) 

Date naissance :

21 avril 1926

Date accession :

6 février 1952, couronnée le 2 juin 1953

Nom dynastie :

Windsor

Parents :

Georges VI et Elisabeth Bowes-Lyon

Nom conjoint :

Philippe Mountbatten, né prince de Grèce et Danemark, duc d'Edimbourg

Date naissance conjoint :

10 juin 1921

Date mariage :

20 novembre 1947

 

Pour commencer 2013, nous allons au bout du monde. Car aux antipodes, la monarchie est également présente. Et la plus grande des monarchies de l'Océanie, c'est l'Australie. Car le pays-continent vit sous le sceptre d'une reine, la reine d'Australie qui n'est autre que la reine Elisabeth II car l'Australie est une monarchie constitutionnelle et un royaume du Commonwealth.

 

La reine est représentée par un gouverneur général qu'elle désigne sur avis du premier ministre australien, et auquel elle délègue ses pouvoirs. Elle est également représentée par le gouverneur de chacun des Etats qui forme la fédération australienne.

 

C'est en Australie à Perth, en 2011 lors de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, que les 16 royaumes du Commonwealth ont décidé la modification des règles de l'ordre de succession au trône : primogéniture stricte (et non plus masculine) et autorisation de la religion catholique pour le conjoint du souverain.

 

Bien qu'il ait fallu attendre 1954 pour qu'un souverain régnant, Elisabeth II, viennent en visite d'Etat dans son royaume, nombre de membres de la famille royale sont venus, à diverses occasions, en visites d'Etat, visites privées, séjours (par exemple le prince Harry travaillant dans des stations de moutons et de bétail de l'Outback en 2003), ou même pour des périodes d'études (par exemple le Prince Charles à l'école Geelong Grammar Timbertop en 1966).

 

Le sentiment monarchique est bien vivace en Australie, même si, bien entendu, le courant républicain est présent, notamment depuis la déportation de nombreux irlandais au pénitencier durant le XIXème siècle.

 

Pour autant, l'idée de remplacer la monarchie par une république n'a été réellement formulée qu'à partir de 1992, par le premier ministre travailliste.

 

La question est soumise à référendum en 1999, après une campagne rude. Le non à la République l'emporte avec 60 % des voix.

 

La premier ministre Julia Gillard relance le débat en 2010, proposant l'instauration d'une république après le décès de la reine Elisabeth II, ce que l'opposition refuse, menée par Tony Abbott.

 

Après ces années de débat, la reine Elisabeth II en sort populaire et respectée. Il semble que le peuple australien place sa confiance dans un système politique qui n'est certes pas parfait, mais qui a su lui convenir jusqu'à présent. Mais c'est son petit-fils William qui est le personnage le plus populaire. Son mariage avec Catherine Middleton en 2011 a été regardé à la télévision par un tiers des Australiens (7 millions sur les 21).

 

Longue vie à la reine d'Australie !

 

Historique

 

1770 :  James Cooke prend possession de la côte est de l'Australie au nom de la couronne britannique, et la baptise "Nouvelle-Galles du Sud"

1788 :  installation d'un pénitencier à Port Jackson (Sydney) par le capitaine Arthur Phillip

1855 à 1890 : extension et développement des six colonies de la Couronne, chacune autonome

1er janvier 1901 : fédération des colonies par référendum, création du Commonwealth d'Australie, sous statut de dominion de l’Empire britannique de la reine Victoria

1867-1868 : première visite d'un membre de la famille royale, le prince Alfred (marquée par une tentative d'assassinat par une Irlandais)

1901 :  ouverture du premier Parlement du Commonwealth d'Australie à Melbourne par le duc de Cornouailles et de York (plus tard Roi George V)

1918 :  le général australien John Monash a été adoubé sur le champ de bataille par le roi George V

1927 :  transfert du Parlement à Canberra

1954 :  visite de la reine Élisabeth II, premier monarque régnant à visiter l'Australie

1999 :  référendum pour l'instauration d'une république : 60 % de non

2000 : célébration du centenaire de la fédération australienne, l'Australian Federation Guard monte la garde à Buckingham Palace à Londres (1er régiment non britannique à le faire)

2003 :  Elisabeth II inaugure le mémorial de Hyde Park Corner à Londres, en hommage aux morts australiens des deux guerres mondiales, venus combattre notamment en Europe

2011 :  modification des lois de succession

 

 

 

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Pour les articles concernant d'autres personnages, voir : http://yolio.over-blog.com/article-les-portraits-royaux-nouvelle-serie-historique-106662530.html

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 21:50

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Tenzin Gyatso, 14ème Dalaï-lama et chef du Tibet

 

 Tibet-TenzinGyatzo

 

Nom du souverain :

Tenzin Gyatso (Lhamo Dhondrub)

Titres :

14ème Dalaï-lama

Souverain du Tibet

Chef du bouddhisme tibétain

Date naissance :

6 juillet 1935 (Taktser, povince d'Amdo - Tibet)

Date accession :

1937

Nom dynastie :

/

Parents :

Sonam Tsomo (père) et Choekyong Tsering (mère)

Nom conjoint :

/

Date naissance conjoint :

/

Date mariage :

/

 

 

Originaire d'une famille paysanne tibétaine, il est le 4ème fils d'une fratrie de 16 enfants (dont seulement 7 furent viables durablement) et reçoit pour nom Lhamo Dhondrub.

 

A l'âge de deux ans (1937), à la suite de visions du régent Reting Rinpoché au lac de Lhamo-Latso, il est reconnu comme la réincarnation du 13ème Dalaï-lama, Thubten Gyatso. Lhamo Dhondrub reçoit alors le nom bouddhiste de Jetsun Jamphel Ngawang Lobsang Yeshe Tenzin Gyatso en devenant le 14ème Dalaï-lama. Il est officiellement intronisé le 22 février 1940. Il étudie le bouddhisme de l'âge de 6 ans jusqu'à 23 ans.

 

Entre temps, en octobre 1950, l'armée chinoise entre au Tibet et bat à Chamdo l'armée tibétaine (le rapport étant de 40 000 contre 8 500 hommes !). Le 7 novembre 1950, le gouvernement du Tibet tente d'obtenir l'appui des Nations Unies contre l'invasion chinoise, mais sans succès. C'est dans ce contexte que le régent démissionne, et que le 17 novembre 1950, à 15 ans, Tenzin Gyatso assume les fonctions de chef spirituel et temporel du Tibet. Il se réfugie au monastère de Doungkar, proche de la frontière avec le Sikkim indien. Le 23 mai 1951, les représentants du Dalaï-lama n'ont d'autre choix que de signer "l'Accord en 17 points" qui place de fait le Tibet sous la coupe de la république populaire de Chine contre l'engagement de ne remettre en cause ni la religion ni le gouvernement du pays. En août 1951, Tenzin Gyatso rentre à Lhassa.

 

En septembre 1954, Tenzin Gyatso vient à Pékin pour participer à l'Assemblée nationale populaire de la république populaire de chine, dont il est nommé vice-président. Il rencontre à cette occasion les principaux responsables communistes : Zhou Enlai, Zhu De et Mao Zedong.

 

Tenzin Gyatso tente ensuite de moderniser les institutions et la société tibétaines. Le mécontentement contre l'occupation chinoise conduit à la révolte populaire de 1955-1956 dans diverses provinces tibétaines. La crise atteint son paroxysme en 1959. Craignant pour la sécurité du Dalaï-lama, des milliers de tibétains s'interposent pour éviter toute tentative d'enlèvement par les autorités militaires chinoises. La répression fait des milliers de morts.

 

Le 17 mars 1959, le dalaï-lama décide de quitter le Tibet. Il lui faut une quinzaine de jours pour rejoindre le 31 mars l'Inde en traversant l'Himalaya à pied et dos d'animal, avec une petite colonne de tibétains en route pour l'exil. Le 28 mars, la Chine annonce la dissolution du gouvernement tibétain et son remplacement par la Comité préparatoire à l'établissement de la région autonome du Tibet. Immédiatement, Tenzin Gyatso rétablit symboliquement l'autorité de son gouvernement et demande l'asile politique au président indien, Nehru.

 

A la suite du Dalaï-lama, ce sont entre 80 000 et 100 000 Tibétains qui partent pour l'Inde, à Dharamsala où Tenzin Gyatso décide d'établir un gouvernement en exil (1959), puis une Constitution et une assemblée représentant les exilés tibétains (1960). Il sollicite à plusieurs reprises l'Organisation des nations unies (ONU), qui prend à chaque fois des résolutions qui constatent les atteintes au droit de l'Homme et la violation de la souveraineté du Tibet.

 

Le discours du 15 juin 1988, prononcé devant le Parlement européen de Strasbourg, marque un tournant dans l'approche de la résolution de la crise tibétaine. Tenzin Gyatso se déclare prêt à renoncer à l'indépendance du Tibet, la remplaçant par une autonomie sur le plan interne assortie d'un contrôle de la défense et la politique étrangère du Tibet par la Chine, le tout sous couvert d'un référendum réalisé auprès du peuple tibétain. Il appelle alors la jeunesse tibétaine à la lutte non-violente.

 

En 1989, alors que le Tibet est placé par la Chine sous le régime de la loi martiale, le Dalaï-lama reçoit le prix Nobel de la paix pour sa recherche de « solutions pacifiques basées sur la tolérance et le respect mutuel dans le but de préserver l'héritage culturel et historique de son peuple ».

 

En mars 2011, le Tenzin Gyatso renonce à son rôle politique et demande au Parlement tibétain en exil un amendement constitutionnel permettant d'acter sa retraite.

 

 

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Pour les articles concernant d'autres personnages, voir : http://yolio.over-blog.com/article-les-portraits-royaux-nouvelle-serie-historique-106662530.html

 

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Voilà pour la face visible de l'iceberg tibétain. Le Dalaï-lama, c'est ce que les occidentaux connaissent du Tibet, la partie libre, celle qui peut aller où elle veut et dire ce qu'elle pense. Mais la question tibétaine, c'est malheureusement une réalité bien différente, à des milliers de kilomètres de chez nous. Voir par exemple :

 

http://plongaye.com/2012/03/26/tibet-le-sacrifice-des-moines/

 

http://www.20minutes.fr/monde/chine/1041764-photo-moine-tibetain-immole-feu-postee-twitter )

 

http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/chine-nouvelle-immolation-d-un-moine-tibetain_1083922.html

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 08:37

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Jampal Namdröl Chökyi Gyaltsen, 9ème Jebtsun Dhamba Khutughtu et empereur de Mongolie

 

Mongolie-JetsunDhambaKhutuktuIX

 

nom du souverain :

Jampal Namdröl Chökyi Gyaltsen

titre :

9ème Jebtsun Dhamba Khutughtu

empereur de Mongolie

date naissance :

1932

date accession :

1936 (1991)

nom conjoint :

2 épouses

date naissance :

/

date mariage :

/

nom dynastie :

/

parents :

Lobsang Jampal (père) et Yangchen

 

La Mongolie du début du XXème siècle a un système politique très particulier, mélange de théocratie et de monarchie. Lorsqu'elle accède à l'indépendance en 1911, le 8ème Jebtsun Dhamba Khutughtu, haut responsable religieux bouddhiste de la tradition Jonang (dont la particularité est d'être désigné par le Dalaï lama du Tibet), dénommé Bogdo Gegen est proclamé chef de l'Etat, avec un titre à peu près équivalent à "empereur". Il règne jusqu'à sa mort en 1924. Il n'a pas de successeur immédiat, car, d'une part, il faut attendre la découverte du 9ème Jebtsun Dhamba Khutughtu, et, d'autre part, le gouvernement communiste établit une république populaire.

 

Jampal Namdröl Chökyi Gyaltsen est né en 1932, au Tibet, et il est confié à la garde de son oncle qui est membre de la garde du Dalaï lama. Il est identifié comme 9ème Jebtsun Dhamba Khutughtu à 4 ans par Reting Rinpoché alors régent de Lhassa, mais cela reste secret. A sept ans, il entre au monastère de Drepung, où il étudie tous les courants du bouddhisme (lignées Jonang, Gelukpa, Nyiungma, Kagyu, Sakya) pendant 14 ans avec les plus grands dignitaires bouddhistes, ainsi que l'histoire et la culture mongole. De 21 à 25 ans, il traverse sa période yogi, partagée entre méditation et pèlerinages.

 

A l'issue, à l'âge de 25 ans, il décide d'entrer dans la vie civile et quitte l'état de religion. Il s'installe au Tibet, se marie et a des enfants, mais en 1959 il fuit le pays en même temps que le Dalaï lama après l'invasion chinoise, pour ne pas devenir un objet de propagande s'il venait à tomber entre les mains des communistes russes ou chinois. Il s'installe donc en Inde, à Darjeeling. En 1981, il part s'établir avec sa famille au Madhya Pradesh, et se remarie après un veuvage.

 

Les années 1990 voient se produire les changements politiques en Mongolie, comme dans tout le bloc soviétique. Ainsi, les responsables bouddhistes mongols demandent au Dalaï lama de rechercher le 9ème Jetsun Dhampa Kuthughtu, sans savoir qu'il avait déjà été identifié !

 

Le Dalaï lama fait donc revenir Jampal Namdröl Chökyi Gyaltsen à Dharamsala, où il révèle en 1991 son identité véritable. Il est alors officiellement intronisé comme 9ème Jetsun Dhampa Kuthughtu.

 

En 1999, il se rend en Mongolie, sur la base d'un visa touristique, visitant villes et campagnes suivie de nombreux adeptes, et participe à une cérémonie d'intronisation au monastère d'Ulaanbaatar. Ceci lui vaut d'être froidement reconduit à la frontière…

 

En 2010, le temps ayant fait son œuvre, il est officiellement invité en Mongolie, où il reçoit de la part du gouvernement, la nationalité mongole, puis il est officiellement reconnu comme chef religieux bouddhiste de Mongolie.

 

Jampal Namdröl Chökyi Gyaltsen, 9ème Jebtsun Dhamba Khutughtu et héritier de l'empereur Bogdo Khan de Mongolie meurt le 1er mars 2012. La recherche de sa réincarnation, le futur 10ème Jebtsun Dhamba Khutughtu, est donc entamée...

 

 

 

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 14:00

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Michel Ier, roi de Roumanie

 

Roumanie-MichelI

 

Nom du souverain : 

Michel Ier (Mihai Ier)

Titre :

roi de Roumanie

Nom de la dynastie:

Hohenzollern (-Sigmaringen), maison régnante depuis 1866

Date de naissance :

25 octobre 1921

Date d'accession :

1er règne : 20 juillet 1927,

2ème règne : 6 septembre 1940

Parents :

Charles II (Carol II), roi de Roumanie, et Hélène de Grèce

Date de mariage :

10 juin 1948

Nom du conjoint :

Anne de Bourbon-Parme, fille du prince René de Bourbon-Parme et de la princesse Margrethe de Danemark

Date de naissance :

18 septembre 1923

 

Le roi Michel Ier de Roumanie est le doyen des souverains européens, et même du monde. Sa première élévation à la dignité royale date de 1927. Première, car Michel Ier a la double particularité :

- d'avoir eu deux règnes, de 1927 à 1930, et de 1940 à 1947,

- d'avoir eu pour successeur son propre père, le roi Charles II (Carol II).

 

En effet, au décès de son grand-père, Ferdinand Ier, le prince Charles avait été écarté de la succession. Ce fut donc le jeune prince Michel, 5 ans, qui devint roi, sous la régence de son oncle Nicolas, du patriarche Miron Cristea et du président de la Cour de Cassation Gheorghe Buzdugan. En 1930, le retour surprise du prince Charles bouleverse cet équilibre, et le père renverse le fils, se proclamant roi et rétrogradant Michel au titre de prince héritier. Mais en 1940, Charles II est lui-même renversé par le maréchal Ion Antonescu, pro-allemand, qui remet sur le trône le jeune roi Michel, âgé de 18 ans.

 

Le 23 août 1944, c'est au roi de prendre sa revanche sur Antonescu qu'il fait emprisonner. Puis il rejoint le camp des Alliés et déclare la guerre à l'Allemagne nazie. Cependant, cette réaction un peu tardive ne peut empêcher l'occupation du pays par l'armée soviétique.

 

Après la nomination d'un gouvernement pro-soviétique en 1945, la situation se dégrade, et les communistes contraignent Michel Ier à abdiquer (30 décembre 1947), puis abolissent la monarchie. Dès janvier 1948, Michel Ier doit partir en exil, au Royaume-Uni, puis en Suisse.

 

Malgré l'adversité du moment, Michel Ier épouse en juin 1948 une jeune princesse rencontrée l'année précédente à l'occasion du mariage de sa cousine Elisabeth du Royaume-Uni avec le prince Philippe. Cette princesse, Anne de Bourbon-Parme, devient donc instantanément la reine Anne

 

Passionné d'aéronautique, le roi Michel entame ensuite une carrière de pilote de ligne.

 

Le couple royal a eu 5 filles :

- la princesse Marguerite (Margareta) (1949), princesse héritière et gardienne de la Couronne de Roumanie, épouse en 1996 Radu Duda (1960), titré « prince de Hohenzollern-Veringen » (1999) puis « prince de Roumanie » avec prédicat d'altesse royale (2007) ;

- la princesse Hélène (Elena) (1950), épouse en 1983 (divorce en 1991) Robin Medforth-Mills (1942), puis épouse en 1998 Alexander Philipps Nixon McAteer (1964). Du premier mariage : le prince Nicolae de Roumanie (Nicholas de Roumanie Medforth-Mills) "prince de Roumanie" avec prédicat d'altesse royale le 1er avril 2010, jour de son 25e anniversaire , et Elisabeth (Elisabeta) (1989),

- la princesse Irène (Irina) de Roumanie (1953), épose en 1984 John Kreuger (1945), d'où : Michael Kreuger (1985) et Angelica Kreuger (1986),

- la princesse Sophie (Sofia) de Roumanie (1957), épouse en 1998 (divorce 2002) Alain Biarneix (1957), d'où : Elisabeta Biarneix (1999),

- la princesse Marie de Roumanie (1964), épouse en 1995 (divorce en 2000) Kazimierz Mystkowski (1958).

 

Le retour du roi en Roumanie se produisit en trois étapes :

 

1- Suite à la révolution de 1989 qui voit la chute de Nicolae Ceausescu, Michel Ier revient en Roumanie en 1990, mais le fragile gouvernement de Ion Iliescu décide de reconduire le roi à la frontière craignant une possible contagion de l'idée d'une restauration.

 

2- En 1992, le président Ion Iliescu autorise le roi à revenir pour les fêtes de Pâques, mais le succès populaire de ce retour inquiète le pouvoir en place (un million de roumains viennent à sa rencontre à Bucarest). Le territoire roumain sera donc interdit au roi pendant 5 ans…

 

3- En 1997, le gouvernement du président Emil Constantinescu redonne la citoyenneté roumaine au roi, et l'autorise durablement à revenir en Roumanie, où diverses anciennes possessions de la famille royale lui sont restituées.

 

Michel Ier a maintenant le statut d'ancien chef de l'Etat.

 

L'aînée, Marguerite, a longtemps été considérée comme princesse héritière malgré la loi salique en vigueur dans les anciens statuts de la famille royale. Mais le roi a signé en 2007 un nouveau statut de la maison royale (lois fondamentales) qui prévoit la succession féminine au trône roumain. Ainsi, la princesse Marguerite est-elle officiellement devenue princesse héritière, puis, après elle, ses sœurs et leurs enfants.

 

Une autre branche de la maison Hohenzollern fait également valoir ses prétentions au trône roumain, en la personne de Paul Philippe Lambrino von Hohenzollern. La polémique n'est pas prête de s'éteindre…

 

 

Les 10 premiers successibles sont :

 

1-    la princesse Marguerite (Margareta) de Roumanie (1949), fille du roi Michel Ier,

2-    la princesse Hélène (Elena) de Roumanie (1950) fille du roi Michel Ier,

3-    le prince Nicolas (Nicholas) de Roumanie Medforth-Mills (1985), fils de la princesse Hélène et de Robin Medforth-Mills, créé prince de Roumanie (2010),

4-    Elisabeth (Elisabeta) de Roumanie, née en 1989, fille de la princesse Hélène et de Robin Medforth-Mills,

5-    la princesse Irène (Irina) de Roumanie (1953), fille du roi Michel Ier,

6-    Michael Kreuger (1985), fils de la princesse Irène et de John Kreuger,

7-    Angelica Kreuger (1986), fille de la princesse Irène et de John Kreuger,

8-    la princesse Sophie (Sofia) de Roumanie (1957), fille du roi Michel Ier,

9-    Elisabeth (Elisabeta) Biarneix (1999), fille de la princesse Sophie et d'Alain Biarneix,

10-  la princesse Marie (Maria) de Roumanie (1964), fille du roi Michel Ier.

 

 

Pour les articles concernant d'autres personnages, voir : http://yolio.over-blog.com/article-les-portraits-royaux-nouvelle-serie-historique-106662530.html

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 11:00

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Elisabeth II, reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord

 

RoyaumeUni-ElisabethII


Nom du souverain : 

Elisabeth II (Elizabeth II)

Titres :

reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Ireland du Nord

chef du Commonwealth

défenseur de la foi et chef de l'Eglise anglicane

(Elizabeth the Second, by the Grace of God, of the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, and of Her other Realms and Territories, Queen, Head of the Commonwealth, Defender of the Faith)

Nom de la dynastie:

Windsor (depuis 1917, en changement du nom dynastique de Saxe-Cobourg-Gotha)

dynastie régnante depuis 1901

Date de naissance :

21 avril 1926

Date d'accession :

6 février 1952, couronnée le 2 juin 1953

Parents :

Roi Georges VI et Elisabeth Bowes-Lyon

Date de mariage :

20 novembre 1947

Nom du conjoint :

Philippe Mountbatten, né prince de Grèce et Danemark, duc d'Edimbourg

Date de naissance :

10 juin 1921

 

Elisabeth II est en passe de devenir la reine de tous les records : 60 ans de règne cette année ! Pour mémoire, le règne de l'illustre aïeule, Victoria, a duré 64 ans... Son titre de chef du Commonwealth lui confère, outre son présent titre royal, le titre de reine de 15 autres pays !

 

A sa naissance, Elisabeth, fille du prince Albert de Grande-Bretagne, n'est pas destinée à régner. Mais l'abdication d'Edouard VIII en 1936 a pour conséquence l'élévation d'Albert aux fonctions royales, sous le nom de règne de Georges (George) VI. Elisabeth devient reine à 27 ans, suite au décès de son père Georges VI, apprenant la nouvelle au Kenya où elle effectue une visite d'Etat. Son couronnement fut retransmis en mondovision (http://www.ina.fr/video/AFE85005107/le-couronnement-d-elizabeth-ii-la-ceremonie-a-westminster.fr.html)

 

A l'occasion de son mariage avec celle qui n'est encore que princesse héritière, Philippe, prince de Grèce et Danemark, est naturalisé britannique, change son nom en "Mountbatten" et devient duc d'Edimbourg.

 

Le couple a 4 enfants :

- Charles (1948), prince de Galles (1958), épouse en 1981 (divorce en 1996) Diana Spencer (1961-1997), épouse ensuite en 2005 Camilla Parker Bowles (1947), duchesse de Cornouailles (2005). Du premier mariage :

- Guillaume (William) de Cambridge (1982), duc de Cambridge depuis 2011 qui épouse en 2011 Catherine Middleton (1982) ;

- Henry (Harry) (1984) ;

- Anne (1950), princesse royale depuis 1987, épouse en 1973 (divorce en 1992) Mark Phillips (1948), épouse ensuite en 1992 Timothy Laurence (1955). Du premier mariage :

- Peter Phillips (1977) épouse en 2008 Autumn Kelly (1978), d'où Savannah Phillips (2010) et Isla Elizabeth Phillips (2012) ;

- Zara Phillips (1981) épouse en 2011 Mike Tindall (1978) ;

- André (Andrew) (1960), duc d'York depuis 1986, épouse en 1986 (divorce en 1996) Sarah Ferguson (1959), d'où Beatrice (1988) et Eugenie (1990) ;

- Edouard (Edward) (1964), comte de Wessex depuis 1999, épouse en 1999 Sophie Rhys-Jones (1965), d'où Louise (2003) et James (2007), vicomte Severn depuis 2007.

 

La succession de la reine est donc bien assurée. Elle suit la règne de la primogéniture avec priorité aux hommes : l'héritier est donc le fils ainé du souveraine, qui est titré prince de Galles, puis viennent ses enfants, puis ses frères et leurs enfants, puis sa sœur et ses enfants.

 

La participation des peuples britanniques et du Commonwealth aux festivités du jubilé de la reine est un véritable baromètre de la popularité de la souveraine et de l'institution monarchique qu'elle personnifie.

 

 

Les 10 premiers successibles sont :

 

1-    le prince Charles (1948), prince de Galles, fils de la reine Elisabeth II, épouse en 2005 Camilla Parker Bowles (1947),

2-    le prince Guillaume (William) (1982), duc de Cambridge, fils de Charles de Galles et de Diana Spencer,

3-    le prince Henry de Galles (1984), fils de Charles de Galles et de Diana Spencer,

4-    le prince André (Andrew) (1960), duc d'York, fils de la reine Elisabeth II,

5-    la princesse Béatrice d'York (1988), fille d'Andrew d'York et de Sarah Ferguson,

6-    la princesse Eugénie d'York (1990), fille d'Andrew d'York et de Sarah Ferguson,

7-    le prince Edouard (Edward) (1964), comte de Wessex, fils de la reine Elisabeth II,

8-    le prince James de Wessex (2007), vicomte Severn, fils d'Edouard de Wessex et de Sophie Rhys-Jones,

9-    la princesse Louise Windsor de Wessex (2003), fille d'Edouard de Wessex et de Sophie Rhys-Jones,

10-  la princesse Anne (1950), princesse royale, fille de la reine Elisabeth II.

 

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